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Se déplaçant sans cesse sur leurs chevaux, ils sèment terreur et désolation .
Conduits par leur chef Attila, ils ne laissent derrière eux que ruines et cadavres.
On dit que là où les Huns sont passés, l'herbe ne repousse plus.

L'histoire des huns .

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samedi 4 février, 2006 23:46">samedi 4 février, 2006 23:46

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CHRONOLOGIE


  • 73 - 91  : Guerre des Huns en Chine .
  • 316  : Les Hsiung-nu envahissent le nord de la Chine .
  • 350  : Les Huns envahissent la Perse et l' Inde .
  • 352 - 354  : Guerre des Huns contre les Alains .
  • 357  : Les Alains rallient l'armée des Huns en Asie occidentale.
  • 371  : L'empire des Ostrogoths est aux mains des Huns.
  • 375  : Forte poussée des Huns qui détruisent le royaume ostrogoth en Russie du Sud.
  • 376  : Les Wisigoths qui occupent une partie de la Dacie depuis 150 ans, demandent aux Romains sous la pression des Huns, l'autorisation de traverser le bas Danube . La permission est accordée.
  • 378  : Invasion de la Thrace , avec de nombreux autres peuples (dont les Taifales )
  • 410  : Naissance d' Attila , roi des Huns.
  • 422  : L'empereur Théodose II accepte de payer un tribut aux Huns en échange de la paix.
  • 423  : 40 000 Huns sont incorporés comme mercenaires dans l'armée romaine .
  • 423  : Rome cède aux Huns la province de Savie .
  • 430  : Les Huns hephtalites , établis en Asie centrale, attaquent la Perse .
  • 430  : Byzance paie un tribut annuel de 113 kg d' or aux Huns.
  • 432  : Début du règne d' Attila , roi des Huns (fin en 453 ).
  • 432  : Ruas partage l'empire des Huns entre ses deux neveux Attila et son frère Bléda .
  • 434  : Les Huns doublent le tribut de Rome (226 kg d' or ).
  • 434  : Les armées de Théodose II sont défaites par les Huns en Thrace .
  • 436  : Les Burgondes sont battus à Worms par les Huns mercenaires de l' empire romain .
  • 441  : Attila écarte son frère Bléda et devient le seul monarque des Huns.
  • 447  : Les Huns conduits par Attila traversent le Danube , envahissent la Thrace .
  • 447  : Les Huns forcent les Romains à payer un lourd tribut (le triple du précédent)
  • 447  : Les Huns obligent les Romains à se retirer d'une large bande de terre sur les bords du fleuve.
  • 451  : Attila , roi des Huns, envahit la Gaule . Il est battu aux champs Catalauniques (près de Troyes ) par le général romain Aetius , aidé par les Francs et les Wisigoths .
  • 451  : Les Huns contournent Paris . Ce miracle est attribué à sainte Geneviève .
  • 452  : La ville de Venise est fondée par des réfugiés de Padoue et d' Aquilée qui fuient les Huns.
  • 452  : Les Huns envahissent l' Italie et mettent à sac plusieurs villes du Nord de l' Italie , dont Padoue et Vérone .
  • 455  : Fin de l'Empire des Huns en Europe .
  • 455  : Skandagupta défait l'invasion des Huns et devient empereur des Indes .
  • 465  : Les Huns conquièrent la plaine de Gandhara en Inde du Nord.
  • 475  : Les Huns battent les armées de l'Empire Gupta et mettent fin à cet empire.
  • 477  : Sakala devient la capitale des Huns dans l' Inde du Nord.
  • 484  : Les Huns défont les Perses commandés par le roi Pérôz .
  • 565  : Les Perses et les Turcs combattent ensemble contre les Huns Hephtalites et se partagent la Bactriane conquise en commun.
  • 800  : L'étrier, déjà connu des Huns, apparaît en Occident.



ATTILA LE HUN



Attila, " le fléau de Dieu ", était monté sur le trône des Huns en 434.
Après plus d'un demi-siècle de contacts avec les Romains, son peuple était sans doute devenu un peu moins bestial, mais il vivait et dormait toujours dehors, dédaignant toute agriculture et même toute nourriture cuite, attendrissant la viande crue en la plaçant entre les cuisses du cavalier et les flancs de son cheval. Attila était un parfait exemple de ses semblables : petit, trapu, le nez épaté, les yeux petits dans un visage trop large pour son corps et une barbe clairsemée en broussaille.
Après sept ans de règne, il s'était approprié un vaste empire barbare allant des Balkans au Caucase et au-delà, mais grâce au tribut annuel que lui versait Théodose, il ne causa pas de graves soucis à l'empire avant 447.
Son armée avançait simultanément dans deux directions : vers le sud en Thessalie, et vers l'est en direction de Constantinople. Il semblait bien que le mur de Théodose avait été construit juste à temps : les Huns firent demi-tour à la recherche de pillages plus accessibles. Mais ils infligèrent une cuisante défaite à l'armée byzantine à Gallipoli, et ne se retirèrent qu'après que l'empereur eut accepté de tripler le tribut annuel. À partir de ce moment, des messagers circulèrent constamment entre Attila et Théodose. Attila croyait à juste titre que l'empereur était terrifié par lui ; quant à Théodose, il ne connaissait que la politique de l'apaisement pour laquelle il était prêt non seulement à épuiser sa propre trésorerie, mais à saigner à blanc ses sujets. Un certain Priscus a décrit en détail une de ses ambassades envoyées à Attila en 448. Grâce à ce témoin direct, nous avons un portrait inoubliable de la cour des Huns et de leur roi :


Tandis que pour nous il y avait de somptueux mets cuisinés et servis sur des plateaux d'argent, pour Attila il n'y avait que de la viande sur une planche... On tendit aux convives des gobelets d'or et d'argent, tandis qu'il buvait dans un bol en bois. Il était vêtu simplement, comme tous les autres, mais lui était propre. Ni l'épée qu'il portait au côté, ni les boucles de ses bottes, ni la bride de son cheval n'étaient ornées, comme celles d'autres Scythes, d'or, de pierres précieuses ou de toute autre chose de valeur.

Nul ne sait combien de temps Attila aurait continué à s'approprier les richesses de l'empire d'Orient si Théodose ne s'était pas tué, le 28 juillet 450, en tombant de cheval. Il ne laissait pas d'héritier mâle, mais le problème de la succession fut résolu par Pulchérie. En dépit de son vu de virginité, elle contracta un mariage blanc avec un sénateur de Thrace, un ancien soldat du nom de Marcien. Elle le fit promptement Auguste et le plaça avec elle sur le trône, en affirmant qu'il y avait été nommé par Théodose sur son lit de mort.

Un des premiers actes de Marcien fut de refuser au roi des Huns son tribut annuel. Sachant qu'Attila préparait une vaste opération contre l'empire d'Occident, il paria qu'il ne retarderait pas son projet pour une expédition punitive en Orient. Il gagna son pari, et tous se réjouirent à Constantinople quand on annonça que l'armée des Huns était partie vers l'Italie et la Gaule. Mais, le danger immédiat écarté, Marcien se retrouva confronté à une autre menace : la fracture de plus en plus profonde qu'occasionnait cette fois dans la société byzantine l'hérésie monophysite.

LES FUNÉRAILLES D'ATTILA
Les détails des campagnes d'Attila en Occident ne nous concernent plus, mais on ne doit pas oublier qu'en 451 et 452, le destin de la civilisation occidentale fut en cause. Si le chef des Huns avait renversé Valentinien de son trône et établi sa propre capitale à Ravenne ou Rome, il est plus que probable que tant la Gaule que l'Italie auraient été réduites à des déserts spirituels et culturels. En 451, Attila pénétra en Europe occidentale jusqu'aux fortifications d'Orléans et, début 452, il lança son armée en Italie. Il y entra en conquérant. Il semblait que rien ne pourrait l'empêcher de marcher sur Rome. Pourtant, alors qu'il s'apprêtait à s'enfoncer dans la péninsule, il s'arrêta soudain - et depuis les historiens se demandent pourquoi. Traditionnellement, on en attribue le mérite au pape Léon le Grand qui partit à sa rencontre jusqu'aux rives du Mincio et l'aurait convaincu de ne pas aller plus avant. Attila, comme tout son peuple, était d'une superstition maladive, et le pape a très bien pu lui rappeler comment Alaric était mort presque immédiatement après le sac de Rome, ajoutant qu'un destin similaire frappait de tout temps les envahisseurs qui s'attaquaient à la ville sainte. Les Huns eux-mêmes ne montraient guère d'enthousiasme : ils commençaient à souffrir du manque de nourriture, et des maladies se déclaraient. Les troupes de Marcien, elles aussi, commençaient à arriver de Constantinople. Il semblait donc qu'une marche sur Rome ne serait pas aussi aisée qu'il l'avait pensé tout d'abord.

Pour certaines de ces raisons, ou toutes, Attila décida de faire demi-tour. Un an plus tard, la nuit qui suivit son mariage avec une autre de ses innombrables épouses, son épuisement déclencha soudain une hémorragie. Tandis que son sang s'écoulait, toute l'Europe recommençait à respirer. On enferma son corps dans trois cercueils - d'or, d'argent et de fer -, puis, quand il fut mis en terre, on tua tous ceux qui avaient participé à la cérémonie funèbre pour que le lieu où reposait à jamais le roi reste secret et inviolé. C'est encore le cas aujourd'hui.

Extrait de Histoire de Byzance de John Julius Norwich, Librairie Académique Perrin


LES HUNS




Plus de 1500 ans après l'écroulement de leur empire, les Huns sont toujours synonymes de barbarie, de cruauté et de fureur guerrière. Mais la réalité est plus complexe. Avant qu'Attila ne lance ses troupes contre les empires d'Orient et d'Occident, les huns ont surtout été employés comme auxiliaires dans les armées romaines. Utilisés en particulier contre les peuples germaniques qui gênaient Rome (Burgondes du royaume de Worms puis Wisigoths du royaume de Toulouse par exemple), ils ont prouvé leur efficacité lors de nombreux conflits.
Par ailleurs, contrairement à l'image véhiculée par le XIX° siècle et certains films hollywoodiens, seule une minorité de Huns était de type asiatique. A l'époque d'Attila, l'armée hunnique comprenait des caucasiens, des nomades de la Volga ou de l'Oural, des germains.
Leur religion est assez obscure, basée certainement sur des rites chamaniques. Vers la fin de leur empire, ils avaient également adopté un culte d'origine sarmate: le dieu de la guerre symbolisé par une épée. Attila utilisa d'ailleurs le mythe pour renforcer son aura et justifier sa campagne en Gaule.
Rapides, bien organisés, les redoutables cavaliers huns adoptaient des tactiques typiques de la steppe: démoralisation de l'ennemi, encerclement, pluie de flêches pour rompre les rangs adverses puis charge épée longue à la main. Le lasso est également décrit comme l'une de leurs armes caractéristiques par l'auteur latin Ammien Marcellin.
Les épées droites à deux tranchants pouvaient mesurer plus d'un mètre. Elles possédaient une garde en plaque caractéristique en forme de losange. L'arc était asymétrique, c'est à dire que la partie dirigée vers le haut était plus longue que celle du bas. Cela ne gêne en rien la précision du tir mais rend l'arc plus maniable lorsque l'on tire à cheval. L'arc était tellement important pour les huns que l'on a retrouvé dans certaines tombes des placages en tôle d'or qui, d'après leurs formes, étaient appliqués sur un arc en bois pour en faire une arme symbolisant le commandement.
Il semblerait qu'au moins deux types de troupes coexistaient: des cavaliers légers sans protection particulières et utilisant principalement l'arc et des troupes plus lourdement cuirassées ( a priori armures d'écailles) avec épée et lance de type alano-sarmate.

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LES GRANDES INVASION BARBARES (270 - 476)




Les Barbares sont des peuples d'origine slave, germanique ou asiatique, qui sont contraints de fuir leurs contrées pour échapper à l'avancée des Huns. Ils se dirigent vers l'Empire romain, espérant y trouver un refuge.
En 376, les Wisigoths demandent et obtiennent le droit de s'établir au sud du Danube. Deux ans plus tard, ils se soulèvent et écrasent les armées de l'empereur Valens à Andrinople. En 410, sous la conduite d'Alaric, ils s'emparent de Rome. L'empereur Honorius n'obtient leur départ qu'en les laissant s'installer dans le sud-ouest de la Gaule et en Espagne.
Les Vandales franchissent le Rhin en 406, en même temps que les Suèves et les Alamans. Ne rencontrant pas de résistance, ils ravagent la Gaule puis se rendent en Espagne. Conduits par Geiséric, ils passent ensuite en Afrique du Nord et s'y installent.
En 450, les Huns, dirigés par Attila, envahissent à leur tour la Gaule. Défaits par Aetius aux champs Catalauniques, ils se dirigent ensuite vers l'Italie. Cette invasion puis la chute de l'Empire romain d'Occident (476) mettent un terme à la période des grandes invasions barbares.

Vandales, Suèves et Alamans passent le Rhin
Fuyant devant les Huns, Vandales, Suèves et Alamans franchissent le Rhin. Les Alamans se dirigent vers l'Alsace, tandis que les Vandales et les Suèves traversent rapidement la Gaule puis pénètrent en Espagne. Ils en seront chassés par les Wisigoths et passeront en Afrique du Nord (429).

Mort d'Attila
Attila était le chef unique des Huns. Leur puissance a atteint son apogée sous son règne. À sa mort, il laisse un empire riche, mais dont l'autorité se lézarde sous les révoltes successives des peuples vassaux.

La migration des Huns de l'Asie vers l'Occident
Peuplade des steppes de l'Asie orientale, les Huns dominaient depuis le IIIe siècle avant J.-C. les régions de la Mongolie lorsque survint une scission (vers 44 av. J.-C.) : les Huns orientaux continuèrent à menacer les frontières septentrionales de la Chine, tandis que les Huns occidentaux commencèrent à migrer vers le lac Balkach, puis vers la mer d'Aral, pour enfin, vers le Ve siècle, atteindre les frontières de l'Empire romain.

L'Empire romain en 451 apr. J.-C.
Après avoir dévasté l'Europe centrale, les Huns pénètrent en Gaule. En 451, Attila prend et brûle Metz. Mais, à la bataille des champs Catalauniques, près de Troyes, il est arrêté par une coalition du Romain Aetius et des Wisigoths

L'Empire romain en 453 apr. J.-C
Après avoir subi une défaite aux Champs Catalauniques (451), Attila renonce à poursuivre ses conquêtes en Gaule. Il descend alors sur l'Italie où ses hordes détruisent Aquilée et Padoue; le pape saint Léon parvient toutefois à le détourner de Rome et, contre rançon, il se retire vers le Dabube, où il meurt subitement, au matin d'une de ses nombreuses noces.

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UNE MENACE POUR L'EUROPE




Menace pour la superpuissance de Rome

« L'historien Jordanès rapporte le destin des Wisigoths, d'après la science des anciens, d'après les chants et les histoires qui se transmettent ». Jusque-là, ils avaient vécu paisiblement dans le voisinage de l'Empire romain. Mais un nouveau danger les menace : les Huns...

Nous sommes en l'an 376 après Jésus-Christ. Hommes, femmes et enfants se sont rassemblés avec tous leurs biens sur la rive du Danube, à la frontière de l'Empire romain. Des semaines sont nécessaires pour faire traverser tout le monde sur des radeaux de fortune. Toujours avec la peur au ventre. Ils savent que les féroces Huns approchent.

Les Huns ont déjà attaqué et soumis beaucoup de peuples. Ils envahissent désormais le pays des Goths. Ils les écrasent et les chassent. Des rumeurs effrayantes circulent sur les armes des Huns et leur incroyable portée. On raconte des choses terribles sur leur apparence. Les Wisigoths n'ont pas d'autre échappatoire que la fuite de l'autre côté du Danube. Les Wisigoths prient l'empereur Valens de les accueillir, ils promettent de lui faire allégeance, de vivre selon ses lois et de se faire chrétiens.

Menace pour toute l'Europe

Les Huns viennent des profondeurs des steppes de l'Asie.
En 375, ils soumettent les Alains et les Ostrogoths et chassent les Wisigoths. Leur armée est faite pour faire trembler le monde. Ils surgissent là où on les attend le moins et détruisent la paix des peuples par le vol et la perfidie. Pour les hommes de l'antiquité, qui n'ont jamais connu d'attaque aussi brutale, ils sont les plus « terribles de tous les guerriers ».

Ils sont infiniment rapides. Ils montent leurs chevaux agiles comme s'ils ne faisaient qu'un avec eux. Aucun d'eux ne touche une charrue ni ne cultive les champs. Ils ne connaissent pas d'autre occupation que la chasse et errent au hasard en pillant. Les Huns sont des nomades cavaliers qui vivent de la guerre tout ce dont ils ont besoin, ils le volent : céréales, bétail, or et même êtres humains. Même si de nombreux petits groupes rôdent et pillent de leur propre chef, les Huns sont beaucoup plus que la simple addition de hordes sauvages et indisciplinées.
Ils sont totalement soumis à leurs chefs et capables d'actions stratégiques de grande envergure. Un péril pour toute l'Europe.

L'arme prodigieuse des Huns

Une épée, quelques pièces de monnaie, des objets funéraires provenant d'une tombe en Autriche. L'un d'eux a été mortel : la pointe à trois lames d'une flèche hunnique. Elle a atteint la vertèbre d'un Germain. L'archéologue hongrois Peter Tomka a mis au jour un important trésor hunnique : Pannonhalma. Des feuilles d'or d'apparence anodine en font partie. Grâce à elles, il a pu reconstituer un de leurs fameux arcs reflex. L'arme prodigieuse des Huns, redoutable à cause de sa portée et de sa force de pénétration.

D'autres placages en or ont permis à l'archéologue Tomka de reconstituer le harnais des chevaux des Huns. Ils les menaient par des rênes et les équipaient de véritables selles qui assuraient le soutien des cavaliers. C'est ainsi que les Huns étaient à la fois d'alertes cavaliers et de redoutables archers. Ils pouvaient tirer leurs flèches en plein galop, jusqu'à 30 à la minute.


LES GOTHS EN FUITE




Commencement des grandes invasions

Le Danube à Budapest marque la frontière de l'empire romain. Les Huns ont chassé les Goths sur la rive nord, conquérant ainsi une partie de la Hongrie actuelle. 

Les Ostrogths sont parmi les premiers peuples à subir le choc de l'invasion des Huns en 375. Leur roi légendaire, Ermanaric, était redouté pour ses faits guerriers. Il régnait sur un royaume immense. Mais les Huns avaient déjà attaqué, pillé et soumis les tribus voisines.

Ermanaric sait que ses Ostrogoths aussi perdront leur liberté. Lui-même rapporte Ammien Marcellin ne veut ni vivre cela, ni en assumer la responsabilité : face à l'horreur des dangers imminents et par peur des grandes décisions, il met fin à ses jours, ne supportant pas la fureur des Huns. Pourtant, sa mort leur donne le pouvoir sur son peuple.
Alliés de Rome

A la différence des Ostrogoths, les Wisigoths refusent de se soumettre aux Huns. Ils traversent le Danube en 376 après Jésus-Christ. C'est le commencement des Grandes invasions. Une centaine de milliers d'enfants, de femmes et d'hommes, dont des dizaines de milliers de guerriers, fuient devant les Huns.

Les réfugiés sont accueillis dans l'Empire romain. Ils doivent certes se soumettre à Rome, mais sont autorisés à garder leurs armes. Car l'Empire a besoin de l'armée des Wisigoths. Ces derniers veulent devenir membres de l'Empire, participer à la prospérité et aux réalisations de la civilisation romaine. Ils sont les premiers Germains à s'établir dans l'Empire comme « fédérés » de Rome, comme un Etat dans l'Etat. Rome les installe au sud du Danube pour former une ligne de défense de l'Empire contre les Huns.

Un trésor royal

Les traces de ceux qui ont fui de l'autre côté du Danube sont aujourd'hui conservées à Bucarest. La capitale roumaine se trouvait autrefois en pays goth. Le musée national détient l'une des plus importantes découvertes des grandes invasions, le trésor de Pietroasa : plus de 40 kilogrammes d'or et de pierres précieuses. Les Goths l'ont enterré par peur des Huns. Des paysans l'ont trouvé dans les Carpates orientales en 1837. Pour les vivants, ces trésors d'une valeur inestimable étaient des symboles de richesse, pour les rois défunts des Goths, une offrande appropriée pour l'au-delà. Des appliques de selle, des boucles et des fibules rehaussées de grenats rouges, les fibules en forme d'aigle du trésor de Pietroasa, mondialement célèbres.
Les Goths ont fait du rapace royal leur emblème. Pour les archéologues, le motif de l'aigle est souvent la seule trace de leur passage à travers l'Europe.
Odyssée de quarante ans

En 395, ils doivent quitter leur colonie au sud du Danube. Au cours de
Leur odyssée de 40 ans, ils parcourent la Grèce, les Balkans et continuent en direction de  l'Italie. Dépossédés de leur pays par les Huns et les Romains, réchappés des armées ennemies, ils cherchèrent une nouvelle demeure dans ces régions étrangères.

Près de 100 000 Wisigoths sont en marche dans l'Empire romain. Ils ont désigné Alaric pour régner sur eux : il entrera dans l'histoire comme le conquérant de Rome. Il dirige une cohorte hétéroclite composée de plus de dix peuples différents. Ce n'est pas l'origine, mais le courage et la bravoure qui décident de leur ralliement au cortège.

 

LA FIN D'ATTILA




Les Wisigoths ont été les premiers Germains en migration à fonder leur propre royaume dans l’Empire : le royaume de Toulouse. Ils n’ont pas détruit l’Empire romain, ils s’y sont installés. Mais un nouveau danger les menace : les Huns. En 451, les Huns font irruption en Gaule, semant la dévastation et la mort...
D’autres tribus germaniques arrivent à leur suite : Ostrogoths, Hérules, Marcomans, Burgondes et Franconiens. Une gigantesque armée défie Rome. A la tête des Huns, les « plus terribles de tous les guerriers », Attila, maître de tant de victoires et souverain de tant de peuples, le fléau de Dieu. L’histoire a diabolisé le roi des Huns, en a fait l’Antéchrist.

La vérité est qu’Attila ne peut agrandir son royaume qu’aux dépens de l’Empire romain d’Occident. C’est pourquoi il attaque la Gaule.
Le destin de l’Europe bascule Le Campus Mauriacus, les champs catalauniques : C’est ici, près de Troyes - au cœur de la France - que deux armées gigantesques se font face pour la bataille décisive : le champ de bataille est une plaine en pente douce. Le général Aetius avec les Romains forme l’aile gauche, le roi Théodoric et ses Wisigoths l’aile droite.
Nous sommes en 451 après Jésus-Christ. L’historien Jordanès a relaté ce qui s’est passé ce jour où le destin de l’Europe a basculé. « La bataille contre les Huns fit rage toute la journée.
Le sang des blessés avait fait gonfler un ruisseau. La tombée de la nuit mit fin au combat. Mais l’issue était incertaine. » Le lendemain à l’aube, voyant que les Huns ne se risquent pas à sortir de leur camp, Romains et Wisigoths pensent que la victoire leur est acquise. Mais les Wisigoths remarquent l’absence de leur roi Théodoric. Ils le cherchent désespérément parmi les morts.
Il n’y a pas seulement des Huns et des Romains parmi les morts sur les champs catalauniques. Des Ostrogoths se sont battus contre des Wisigoths, des Francs du Rhin inférieur contre des Francs du Rhin supérieur. Fidélité et alliance comptent plus pour eux que l’origine ; la parenté tribale n’empêche pas les Germains de se livrer une guerre sans merci.
Les Wisigoths trouvent enfin le cadavre de leur noble et brave roi Théodoric - transpercé par la lance d’un homme de l’armée des Ostrogoths qui a suivi la bannière d’Attila.

Des « barbares » sauvent l’Empire romain Un fratricide forcé, juge Jordanès dans la saga des Goths. Mais dans la bataille, c’est la vaillante armée des Wisigoths qui se jette sur Attila et les Huns et les met en fuite. Et si c’étaient les « barbares », les Wisigoths, qui avaient sauvé l’Empire romain des Huns ? Hypothèse plausible. Après avoir plongé l’Europe dans la terreur et l’horreur pendant quatre-vingts ans, le mythe des invincibles Huns est brisé. Leur domination en Europe est terminée.

Leur roi Attila meurt en 453 après J.-C.
Les Huns se retirent dans les steppes de l’Asie.
Comme ils étaient apparus, ils disparaissent de nouveau dans le néant.

 

 
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